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La vie politique d'Étienne Tshisekedi

Écrit par Rédaction en ligne. Publié dans Politique

Mort à 84 ans, Etienne Tshisekedi aura marqué l'histoire du Congo/Zaïre depuis l'indépendance.

Candidat malheureux à l'élection présidentielle de novembre 2011, il n'a jamais reconnu la victoire du président Joseph Kabila et s'était même proclamé "président élu" de la RDC après l'annonce des résultats officiels.

 

L'ami et collaborateur de Mobutu

Premier diplômé en droit du pays en 1961, ce natif (1932) de Luluabourg (Kananga), débute sa carrière politique dans le MNC de Patrice Emery Lumumba et d'Albert Kalonji, en 1958. 

Il se retrouve très rapidement aux côtés du colonel Mobutu en 1960 comme commissaire adjoint (vice ministre) à la Justice, du gouvernement du coup d'état sur le président Joseph Kasavubu.

Etienne Tshisekedi est encore étudiant.

C'est à cette époque que Patrice-Emery Lumumba est assassiné.

Ministre de l'Intérieur et des Affaires coutumières, après le coup d'état de 1965, il participe à la rédaction de la constitution zaïroise de 1967 et du Manifeste de la N'sele qui crée le parti unique, le Mouvement Populaire de la Revolution.

Il enchaîne alors les postes ministériels, ministère de l'Intérieur, de la Justice, du Plan, des Affaires coutumières, de la Recherche scientifique. Il sera même le secrétaire national du MPR. 

 

L'opposant historique

Vice-président du conseil législatif (assemblée nationale), il signe en 1981, avec 12 autres parlementaires, une lettre ouverte au "Président-Fondateur" qui marque la rupture avec son ami de toujours.

Il dénonce la dérive dictatoriale de Mobutu et est envoyé plusieurs fois en prison. 

À sa sortie en 1982, il fonde clandestinement l'UDPS, l'Union pour la démocratie et le progrès social, qui devient parti politique reconnu après le 24 avril 1990, quand le président Mobutu annonce la libéralisation des partis politiques.

La démocratisation le conduit à occuper 3 fois la fonction de Premier Ministre (29 septembre au 1er novembre 1991, du 15 août 1992 au 18 mars 1993 et du 2 au 9 avril 1997) en tant qu'opposant, notamment (la première fois), à la faveur de la CNS, la Conférence Nationale Souveraine.

 

L'éternel opposant.

A la chute de Mobutu en 1997, Etienne Tshisekedi qui a soutenu l'avancée des troupes de Laurent Désiré Kabila, refuse finalement d'entrer dans son gouvernement. 

Il est de nouveau relégué, en 1998, dans son village d'origine, Kabeya Kamuanga (Kasai Oriental).

Après avoir participé au dialogue intercongolais de Sun City, l'opposant politique qui, un temps, avait rejoint le RCD, pensant être naturellement désigné vice-président de la République pour le compte de l'opposition, ne fait pas acte de candidature.

C'est finalement Arthur Zahidi Ngoma qui est désigné par ses pairs en 2003.

En 2006, Étienne Tshisekedi decide de ne pas participer aux premières élections démocratiques du pays et appelle les militants de son parti au boycott du scrutin.

À l'élection de 2011, Joseph Kabila est proclamé vainqueur d'une élection présidentielle qu'Etienne Tshisekedi affirme avoir remportée.

Il s'auto-proclame président et prêtera même serment dans sa résidence de Limete. 

 

Le malade omniprésent 

Malade, il s'exilera en 2014 en Belgique où il va rester 2 ans avant un retour triomphal à Kinshasa en juillet 2016. 

À l'issue du dialogue avec la Majorité Présidentielle, il est désigné président du CNSA, comité national de suivi de l'accord (signé le 31 décembre 2016).

Le président du Conseil des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, grande plate-forme de l'opposition créée, quelques mois plutôt, à Genval (Belgique), devait être investi le 26 janvier.

Il s'est peu auparavant envolé pour Bruxelles, pour un contrôle médical, accompagné de son épouse, Marthe.

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Twitter Christian Lusakueno