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S'imaginer vivre mieux à l'étranger, c'est une utopie (Mampaka)

Écrit par Rédaction en ligne. Publié dans Politique

Senateur belge d'origine congolaise Bertin Mampaka (photo) est parti du pays le 7 octobre 1979.

"J'ai occupé toutes les fonctions de la vie politique ici. Il ne me reste que les postes de ministre et de vice-Premier", précise celui qui fut de nombreuses années, l'adjoint au bourgmestre de Bruxelles.

Et qui, malgré tous ces signes de prospérité, loin de son Kasai natal, estime qu'il  "ne faut pas aller à l'étranger pour vivre mieux". 


Mal-être dans la diaspora

"S'imaginer qu'on est heureux à l'étranger, même si on est fortuné, c'est une utopie", affirme Bertin Mampaka.

"Les gens pensent que j'ai toute la Belgique dans mes mains. J'aurais pu dire que ma vie est complètement faite ici. Mais j'ai envie de vieillir et de mourir sur la terre de mes ancêtres".


"Je ne suis pas le seul dans le cas"

Bertin Mampaka dit ne pas connaître de congolais de la diaspora très heureux ici. 

"Même ceux qui travaillent doivent endurer le harcèlement, les vexations, l'humiliation, les tracasseries... et  doivent travailler 4 fois plus pour mériter le même salaire", estime le senateur pour qui le parcours de l'exilé est parsemé de "frustrations terribles".


Lutte pour la double nationalité 

Ceux des congolais qui ont encore la nationalité congolaise ne sont pas plus de 2000, sur une population totale évaluée à 5000 congolais d'origine, 

"Ils sont pour la plupart devenus belges, pour des questions de facilités. L'accès à la fonction publique en Belgique n'a été réservé pendant longtemps qu'aux ressortissants de l'Union européenne".

Bertin Mampaka "espère que mes frères et amis qui sont à Kinshasa, un jour, auront l'intelligence, comme je le dis depuis 30 ans, d'accorder à tous ces gens la double nationalité".

Et s'interroge, "comment un pays comme la RDC qui a besoin de cadres et d'élites", peut se permettre de s'en passer... 


"C'est bête alors que de nombreux de mes concitoyens belges sont dans votre gouvernement et au Parlement à Kinshasa".

Et d'affirmer, "je croirais à l'intelligence collective des congolais quand la double nationalité sera effective".

Faire le contraire est "une malédiction, une sorcellerie, une inconscience et une crétinerie collective".

Espérant que cette loi relative à l'exclusivité de la nationalité congolaise sera modifiée, Bertin Mampaka caresse le vœu "que le Congo ira mieux pour que toute cette intelligence retourne au Congo".


Le Sondage TOP CONGO

57% des personnes sondées par TOP CONGO FM pensent que s'exiler à l'étranger ne permet pas (plus?) l'accès à de meilleures conditions de vie.

Alors que de nombreux candidats à l'exil affluent toujours du continent africain vers l'Occident.

Ce mardi, dans le cadre de la semaine spéciale sur la diaspora, le magazine LE DÉBAT (12-13h) repose la question de la nationalité.

En changer équivaut-il, dans l'environnement actuel d'exclusivité de la congolaise, à renier ses origines?


Pour voter, cliquer sur le lien suivant : https://mobile.twitter.com/topcongo/status/882216314990977024



Barick Bwematelwa

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Twitter Christian Lusakueno