Une transition sans le president Kabila (déclaration)

Des organisations de la societe civile  réunies pour l'occasion à Paris (France) exigent une transition sans le président Kabila.

Qualifiée de “citoyenne”, la transition en RDC, devrait, selon elles, être dirigée par des animateurs désignés à la suite d’une concertation nationale avec pour principale mission d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres.


"L’objectif est la mobilisation citoyenne pour un retour à l’ordre constitutionnel, car le gouvernement est illégitime du fait de la non-tenue des élections", écrivent ces organisations dans "le manifeste du citoyen congolais", sanctionnant leurs travaux.


Pas de dialogue avec Kabila 


Ayant fait le constat que le président Kabila n'organisera pas les elections, ces organisations disent initier mouvement "qui n’est pas politique mais qui vise seulement à l’alternance pour le bien-être du peuple congolais".

"Tous les Congolais doivent se lever pour l’empêcher de se maintenir au pouvoir", estime Floribert Anzuluni, du mouvement Filimbi.

"Il n’y a pas lieu de dialoguer avec Kabila, qui est hors-jeu. On ne peut plus tabler sur sa bonne foi, alors qu’il a tout fait pour ne pas organiser les élections", estime Sindika Dokolo (photo), initiateur du mouvement Congolais debout.

Pas de négociations pour nommer Félix Tshisekedi à la Primature (MP)

Le secrétaire général adjoint du PPRD, parti phare de la Majorité présidentielle, se dit "très étonné que les uns et les autres, chaque jour, parlent au nom de la Majorité".

Célestin Tunda ya Kasende qualifie "d’intox" les échos émis annonçant d'éventuelles tractations visant la nomination de Félix Tshisekedi à la Primature, 

"Les négociations ne se font pas de cette manière-là. Elles se font de manière professionnelle. Le Chef de l’Etat a toujours dit qu’il n’a jamais fermé la porte à qui que ce soit", précise le numero 2 du parti présidentiel..

Qui rappelle que, pour le moment, il y a un gouvernement en place dirigé par Bruno Tshibala.

"J’ai toujours dit que Bruno Tshibala est issu du Rassemblement. Il est parmi les rares fidèles d’Etienne Tshisekedi et dirige un gouvernement issu de négociations".

Bien que n'excluant pas la possibilité de négociations futures, "au nom de l’apaisement", Celestin Tunda ya Kasende s’interroge, "pourquoi des négociations n'iraient pas dans le sens de conduire le même gouvernement?"

Et évoque les futures réunions entre "le gouvernement, le CNSA et la CENI pour évaluer la faisabilité au non de l’organisation des élections".


Barick Bwematelwa

"Ce n'est pas vrai, il n'y a pas de contacts officiels entre les 2 camps" (Tshisekedi)

Félix Tshisekedi dément l'existence de contacts formels entre le Rassemblement et la MP, tel que l'affirme le deputé Jean-Claude M'vuemba.

"Je suis president du Rassemblement, même si en politique il n'y a jamais d'impossible, mais je vous dis qu'en ce moment il n'y a pas de contacts
".

Recadrant l'élu de Kasangulu (Kongo Central) que "Felix Tshisekedi est l'esclave de l'accord du 31 décembre", ce dernier précise pas être "prisonnier mais signataire de l'accord", allant dans le sens de son respect et de son application.

 
 
Le dialogue n'est cependant pas rompu 

Invité de la rédaction de TOP CONGO FM, le président du Rassemblement n’exclut pas la possibilité d’éventuels contacts. 
  
"En politique, il n’y a jamais d’impossible. Donc, c’est toujours possible. Mais en ce moment, il n’y a pas de contacts", souligne-t-il.  
Considérant «le clan Kabila» comme "à la base de la crise consécutive à la non mise en œuvre de l’accord", Félix Tshisekedi confirme ce qu'il avait déjà annoncé sur son compte twitter qu'il n’est "absolument pas question d’accepter ce poste de Premier ministre. Je ne suis pas demandeur". 
  
Il révèle même, si pareille proposition lui était faite, "je ne vois pas pourquoi est-ce je l’examinerais. Je suis préoccupé pour voir comment combler les congolais dans la quête de ce qu’ils veulent se  voir se réaliser". 

Le président du Rassemblement n’écarte cependant pas la possibilité de travailler avec l’actuel président de la République parce qu’en politique "on ne dit jamais jamais", mais, nuance,  "si à l’issue des élections, le peuple décide d’une cohabitation entre eux et la classe politique de l’Opposition aujourd’hui, on respectera la volonté du peuple. Le dernier mot appartient au peuple".
 
 
Pour suivre les propos de Felix Tshisekedi, cliquer sur le lien ci-dessous :
 

Il y a bien des contacts MP-Rassemblement (Mvuemba).

"Monsieur Kabila s’est rendu compte que le peuple congolais attendait le Rassemblement... Effectivement, il y a des contacts...", affirme le député Jean-Claude Mvuemba, qui conditionne la nomination de Felix Tshisekedi à la primature à la reprise des discussions autour de la CENCO.

Dans une interview accordée au magazine en ligne 7SUR7.CD, Jean-Claude Mvuemba précise que la période de 2 ans de transition évoquée est trop longue, "c’est trop risqué, personne ne l’accepterait même le Président Félix Tshisekedi, même à travers le Rassemblement".

L'élu de Kasangulu (Kongo Central) reconnaît que le rassemblement a proposé à la MP que les évêques reprennent leur médiation. 

"Monsieur Kabila a dit que la CENCO avait déjà fait 98% des choses, il ne lui restait que 2% à savoir la nomination du Premier Ministre Félix Tshisekedi et prendre acte de la présidence du CNSA par Pierre Lumbi".

Alors que le président du rassemblement déclarait récemment sur twitter ne pas être intéressé par la fonction, Jean-Claude Mvuemba dit soutenir la nomination de Félix Tshisekedi à la Primature.

"Félix Tshisekedi est esclave de l'accord, il doit participer à sa réalisation", dit sur TOP CONGO FM, Jean-Claude Mvuemba selon qui, "sa tâche de premier ministre sera prioritairement axée sur l'organisation dans les délais convenus des élections".

"Dès lors que la CENCO va reprendre en mains les choses et que Monsieur Kabila signe les deux ordonnances qu’on attend de lui, Félix Tshisekedi Premier Ministre, Pierre Lumbi Président du CNSA, pourquoi ne pas soutenir" cette démarche, dit encore Jean-Claude Mvuemba.

 

Pour écouter l'interview de Jean-Claude Mvuemba, cliquer sur le lien ci-dessous :

https://soundcloud.com/user-767523546/vuemba-cenco

Année scolaire menacée au Kasai central

300 écoles au total ont été détruites, l’année scolaire est presque compromise au Kasaï central, vient d'annoncer la ministre provinciale de l’EPSP. 

"Nous avons répertorié à peu près 300 écoles"touchées par le conflit qui touche la province.

"Il y a des écoles qui ont été incendiées totalement. Il y en a qui ont été détruites partiellement. Et puis, il y a des écoles qui ont été pillées où tous les matériels ont été emportées"
, s’alarme Gabrielle Kamoni.

Qui lance sur TOP CONGO FM un véritable SOS.

"Nous demandons à nos partenaires de nous fournir les livres et autres matériels didactiques dont les kits scolaires".

Accusant "les miliciens Kamuina Nsapu d’être à la base de ce sabotage", elle précise que les écoles concernées sont celles "de la sous-division Luiza, qui n’a même pas terminé l’année scolaire, et celles de la sous-division Luiza 1".


Barick Bwematelwa

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